J'inaugure mon activité éditoriale au sein de la communauté AFIDORA avec un article intitulé Démocratie et terrorisme - Le visible et l'invisible
Dans cette tentative de "philosophie géopolitique" il est question après avoir constaté l'inexorable mouvement du Hamas et du Hezbollah vers les institutions démocratiques de Palestine et du Liban, d'inverser (après Michel Foucault) une célèbre formule de Clausewitz en se demandant si la politique n'est pas l'extension de la guerre par d'autres moyens.
Or, une fois constaté la tentation démocratique de ces groupes (déjà bien représentés dans leurs parlements respectifs), la tension conceptuelle entre démocratie et terrorisme semble se traduire entre d'une part le respect du droit (donc une forme de prévisibilité) et d'autre part une impossibilité à prévoir cette conformité pourtant condition du "vouloir-vivre ensemble" ( selon le mot d'Ernest Renan). Et c'est justement en cherchant à comprendre cette imprévisibilité, marque des organisations terroristes, que l'on se heurte à une invisibilité tout aussi profonde. Ces organisations en maintenant volontairement l'opacité sur la structure de leur pouvoir, jouent les notes d'une sombre harmonie entre invisible et imprévisible. Car l'invisible d'aujourd'hui est l'imprévisible de demain.
Après Locke et Montesquieu, les démocraties américaines et françaises ont bâti un pouvoir séparé, donc ouvrant au grand jour son fonctionnement et permettant ainsi de le rendre prévisible. Les organisations terroristes qui malgré des concessions à la loi établie, ayant l'Islam pour tradition - donc la confusion des pouvoirs politiques et religieux - et l'habitude de modes d'action violents ont fermé l'écrin sur un pouvoir que plus rien de permet de prévoir.
De quoi freiner pour un temps les ardeurs des néo-hégéliens et les théories de la fin de l'Histoire.
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