Qu'on se le dise, Internet n'a fait qu'effleurer l'éventail de ses possibilités à l'heure où il entame son adolescence. Mais si le potentiel de ses futures applications semble être plutôt envisageable, il ne doit pas être ommis ce qui bientôt en sera un caractère fondamental: son omniprésence.
Entre en scène: le WiMax et ses dizaines de kilomètres de couverture, qui porteront la vague jusqu'en quelques recoins des plus reculés de nos plats pays, et de ce fait généraliseront son accès. Demain la -semble-t-il - sempiternelle recherche de la prise téléphonique murale (en voyage) pour se connecter à notre cordon ombilical moderne n'aura plus raison d'être. Demain il sera tout aussi ridicule d'engager une quelconque action pour connecter notre compagnon de pc au réseau qu'aujourd'hui le serait une tentative de connecter nos téléphones portables à un opérateur.
Entre en scène: le Web 2.0 qui nous propose de délester nos disques durs d'applications bien plus utilement placées sur des serveurs. Après le mail (quiconque utilise aujourd'hui un hotmail, gmail, yahooMail ou autre promeut le 2.0), les applications de gestion (en témoigne le succès des wikis, du eCRM de SalesForce.com), bientôt la majeure partie de nos solutions migreront vers des serveurs. Les avantages sont évidents: plus besoin d'être lié à son disque dur, de n'importe où via n'importe quelle machine, vous aurez demain accès à l'ensemble de vos besoins numériques.
Peut-être les plus rétiscents se disent-ils que rien ne vaut leurs bonnes vieilles sauvegardes car ils ne sont pas toujours certains de pouvoir trouver une connexion... à ceux-là relisez l'entrée en scène du WiMax (qui sera d'ailleurs suivi d'autres technologies), et entrez dans l'ère du nouvel internet! Le nouvel internet va rendre obsolète ou presque nos disques durs et OS qui voulaient nous faire croire qu'en dehors d'eux point de salut. La vérité est qu'avec l'arrivée de l'internet omniprésent et la 2.0 vague notre seul besoin sera d'y accéder... donc nécessairement via le navigateur, seul pièce indispensable du puzzle numérique.
D'où l'on peut en déduire les rumeurs persistantes de Google à posséder son propre navigateur, d'où les menaces sur Microsoft (si Windows ne nous était plus si indispensable), et d'où le fait que la valeur boursière de ce dernier a cessé de croitre pour connaître sa première année de chute, contrairement à l'explosion googlesque. Préparez-vous donc au grand boulversement!
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